Infos Saisonniers

Infos Saisonniers: le travail n'a pas de saison !


Des saisonnier-e-s de plus en plus nombreux
Vous êtes 2 millions à travailler en contrat à durée déterminée « saisonnier » en France, dans l’agro-alimentaire, le tourisme, mais aussi dans d’autres secteurs beaucoup moins dé- pendants de la « saison » comme dans la grande distribution. En recourant au contrat saisonnier, les employeurs économisent ainsi la prime de précarité normalement due pour les CDD. à titre d’exemple.
Chaque année, le secteur des hôtels-cafés-restaurants embauchent près de 200 000 saisonnier-e-s.
Revendiquons ensemble le versement de la prime de fin de contrat, comme pour tous les CDD et la reconduction des contrats pour les salarié-es volontaires.
Des emplois pour vivre
Aujourd’hui, on est loin du job pour se faire une première expérience de travail.
Les étudiant-e-s qui travaillent l’été le font pour subvenir à leurs besoins tout au long de l’année.
Ils/elles ont été rejoint-e-s par les chômeurs, qui ne retrouvent pas d’emploi fixe et par les retraité-e-s qui complètent ainsi leur faible pension.
Les femmes et les seniors postulent également pour des emplois saisonniers car ils/elles ne trouvent pas d’emploi stable.
Faire respecter ses droits
Ce n’est pas parce que vous n’avez pas d’emploi en CDI que vous ne pouvez pas bénéficier des mêmes droits que les autres salarié-e-s.
Emplois non déclarés, heures supplémentaires et primes non payées, contrats non signés… les abus se multiplient.
La CGT met à votre disposition un guide des droits, vous accueille dans les permanences CGT, près de votre lieu de travail, vous conseille et vous accompagne dans vos démarches.
​La CGT agit avec vous pour que les travailleurs-euses saison-nier-e-s bé- néficient des mêmes droits individuels et collectifs que l’ensemble des salarié-e-s.

à télécharger ici : ​​GUIDE 2017 DES SAISONNIERS

pour en savoir plus ...



LE TRAVAIL N A PAS DE SAISON
TOUS ENSEMBLE POUR DE NOUVEAUX DROITS

Vacanciers,
​vous aussi,
​vous êtes concernés !

Des saisonniers de plus en plus nombreux

Vous êtes 2 millions à travailler en contrat à durée déterminée « saisonnier » en France, dans l'agro-alimentaire et le tourisme, mais aussi dans d'autres secteurs beaucoup moins dépendants de la « saison » comme en grande distribution. Les employeurs recourent au contrat saisonnier car ils économisent ainsi la prime de précarité due normalement pour les CDD.

Des emplois pour vivre
Aujourd'hui ont est loin du job d'été pour partir en vacances. Les étudiants qui travaillent l'été en ont besoin pour vivre toute l'année. Ils ont été rejoints par les chômeurs qui ne retrouvent pas d'emploi fixe et par les retraités qui complètent ainsi leur trop petit revenu. Les femmes et les seniors doivent prendre des emplois saisonniers car ils ne trouvent rien d'autre.

Faire respecter ses droits
Ce n'est pas parce que vous n'avez pas d'emploi en CDI que vous ne devez pas avoir les mêmes droits. Emplois non déclarés, heures supplémentaires non payées, primes oubliées, contrats non signés… les abus se multiplient. La CGT met à votre disposition un livret d'information, vous accueille dans les permanences CGT, près de votre lieu de travail, vous conseille et vous accompagne dans vos démarches.

La CGT agit avec vous pour que les salariés ayant un emploi saisonnier bénéficient des mêmes droits individuels et collectifs que l'ensemble des salariés.

Luttons ensemble pour de nouveaux droits
Les avancées ont été possibles par nos luttes et par des négociations collectives avec l'appui des syndicats.

Salariés des hôtels-cafés-restaurants : les saisonniers bénéficient de la mutuelle de branche dès qu'ils ont un mois d'ancienneté et ont accès, sous certaines conditions, à la prime TVA . Des accords locaux ont été signés sur l'amélioration du logement, la création de maison des saisonniers, l'information sur les droits…
Mais le syndicat c'est vous, quelle que soit votre situation de salarié : en CDI, intérimaire, saisonnier, etc.
Vous êtes des salariés à part entière, soyez des syndiqués à part entière.

Revendiquons ensemble le droit à la prime de fin de contrat comme pour tous les CDD.

Ensemble, continuons à nous battre pour gagner la transférabilité des droits d'ancienneté, de la formation en cas de changement d'employeur, la reconduction des contrats d'une année à l'autre si
le travailleur saisonnier le souhaite, des salaires, des conditions de travail et de vie dignes.


Saisonniers, vous êtes des salariés et vous pouvez gagner de nouveaux droits sociaux et salariaux !

Pour la CGT, les salariés n'ont à subir ni les conséquences de la saisonnalité de l'activité économique, ni les abus par les employeurs de cette situation régie par aucune règle de droit.

La saisonnalité est une réalité qu'il convient d'encadrer : les droits et les garanties collectives des salariés doivent suivre le rythme des saisons.

Vous devez avoir les mêmes droits que les autres salariés.

De plus en plus d'employeurs ont recours à ce type d'emploi, car les contrats saisonniers sont d'autant plus attractifs que les employeurs sont exonérés des cotisations sociales et du paiement au salarié de l'indemnité de précarité de 10% au terme du contrat.
7 à 9 000 salariés sont concernés dans notre département, dont 3000 agricoles, et 6000 environ pour la saison d'été.

Pour la CGT d'autres ambitions sont réalisables

Le statut du travail saisonnier que nous revendiquons permet la sécurité et des droits attachés à la personne, garantis collectivement et transférables d'une entreprise à l'autre.

Dans l'immédiat des premières pistes peuvent être mises en œuvre que vous soyez saisonniers par choix ou par obligation.

1° La reconnaissance du CDI à temps plein :

  • reconnaissance de la pluriactivité,
  • reconduction automatique de contrats,
  • alternance de formation/emploi/congés,
  • prise en charge intégrale des périodes de chômage imposé par l'activité économique saisonnière par une caisse spécifique de mutualisation des employeurs.

2° La définition juridique de la saisonnalité avec des motifs strictement limités, évitant les abus.

Des réponses peuvent immédiatement être apportées :

  • Recours aux contrats " de droit commun " avec tous les droits y afférant,
  • Suppression immédiate des exonérations sociales liées à l'utilisation de " contrats saisonniers ",
  • Versement de la prime de précarité à l'issue du contrat,
  • Reconnaissance des droits à la carrière et à la formation continue,
  • Reconnaissance de la rémunération des qualifications acquises,
  • Droit à une protection sociale :

Une médecine du travail de qualité
La création de " caisses pivots " permettant le passage d'un
régime de sécurité sociale à un autre,
Le droit au logement de qualité,
Le droit à une vie de famille,
Les transports facilités,….

Les saisonniers ne doivent pas subir la double peine :

Conditions de travail difficiles et conditions de vie dégradées.

SAISONNIERS :
LE TRAVAIL N A PAS DE SAISON

Vous êtes 2 millions à travailler en contrat à durée déterminée « saisonnier » en France, dans l’agro-alimentaire et le tourisme, mais aussi dans d’autres secteurs beaucoup moins dépendants de la « saison » comme dans la grande distribution.
Les employeurs recourent au contrat saisonnier car ils économisent ainsi la prime de précarité normalement due pour les CDD.

​saisonniers, en savoir + ​

VACANCIERS :
LE TRAVAIL N A PAS DE SAISON

Cet été, vous allez passer d’agréables vacances, et tout sera mis en oeuvre pour que celles-ci se déroulent dans les meilleures conditions.
Rien ne serait possible sans les salariés saisonniers, rouages essentiels à la réussite de votre séjour.

vacanciers, en savoir +





Guide des Saisonniers

Quelques données sur les salariés saisonniers dans le tourisme en région Aquitaine

Données 2006 (résumé étude INSEE)

Sur le littoral aquitain, au cours de la saison estivale 2006, 24 400 saisonniers ont été recrutés.

Un saisonnier sur six revient travailler dans le même établissement. Cette fidélisation est plus fréquente dans les campings et les hébergements non hôteliers

Les salaires des saisonniers sont peu élevés, les trois quarts d'entre eux occupant des postes d'employés. Ils sont en général payés au smic

Quatre secteurs touristiques concentrent les trois quarts des 27 450 contrats d'été signés sur le littoral.
La restauration est le premier employeur : 30 % des contrats d'été y sont conclus, surtout dans la restauration traditionnelle.
L'hébergement dans les terrains de camping et les logements non hôteliers 23 %. des contrats
Les supermarchés, commerces d'alimentation générale et supérettes 12 % des contrats saisonniers.
l'hôtellerie 10 %

Les emplois occupés par les saisonniers sont principalement des postes d'employés (73 %), et dans une moindre mesure des postes d'ouvriers (14 %) et des professions intermédiaires (12 %).

Parmi les employés, les postes de personnels des services directs aux particuliers constituent une part importante des contrats saisonniers. Près d'un contrat sur deux (47 %) est signé pour un emploi de commis de restaurant, apprenti de cuisine, serveur, garçon de café ou réceptionniste.

Les saisonniers, surtout des jeunes
Sur le littoral, l'âge médian est de 22 ans pour les saisonniers du tourisme, qu'ils soient fidélisés ou pas, alors qu'il est de 36 ans pour l'ensemble des salariés.
Les femmes (55 % des saisonniers) sont un peu plus nombreuses que les hommes. Elles occupent deux tiers des emplois dans les commerces (de détail et supermarchés) et les hôtels. Les restaurants, les cafés et les activités liées au sport embauchent plutôt une population masculine.
Les femmes travaillent moins souvent à temps complet : 52 % des contrats de saisonnières à temps complet contre 61 % pour les hommes. Pour l'ensemble des salariés travaillant sur le littoral, ces proportions sont respectivement plus élevées : 58 % pour les femmes et 79 % pour les hommes

Près de la moitié des saisonniers ne résident pas sur le littoral
Durant la saison estivale, l'afflux de touristes réduit considérablement la possibilité de trouver un logement pour les saisonniers qui ne résident pas près de leur emploi.. Parmi les
24 400 saisonniers qui travaillent sur le littoral, 48 % déclarent leur résidence principale hors de cette zone touristique Parmi elles, un peu plus de la moitié habitent le reste des départements où se situe le littoral (Gironde, Landes et Pyrénées-Atlantiques).
Parmi les non-résidents du littoral, 46 % résident hors de l'Aquitaine soit 5 460 personnes. Ils viennent principalement de Midi-Pyrénées (8 %) ou de régions plus éloignées comme l'Île-de-France (6 %) et Rhône-Alpes (5 %).